Choses à prevoir avant le voyage au Cameroun:
Nécessaire:
- Demande de visa pour le Cameroun
- Vaccin contre la fièvre jaune
- Prévention contre le paludisme:
- Malarone (recommandée par l’OMS)
- Artémésia (expérience et témoignage personnel)
- Spray anti-moustique
À recommander:
- Coupe-diahrrée ou indisgestion
- OMS:
- Expérience personnelle : Charbon végétal
- Masques
- Lampe avec panneau solaire pour les zones rurales
- Petit sac à dos
- Sac bandoullière
- Sac Bandjok (pour pouvoir économiser les kilos au retour)
Autres indications pratiques sur place:
- Le paiement au Cameroun se fait en général en liquide. Vous pouvez aussi effectuer des paiements via mobile avec MTN Momo par ex.
- Activation d’une puce MTN
- Document requis: Carte d’identité ou passport pour les touristes
- Frais d’achat de la puce auprès d’un opérateur par ex. MTN: 100 FCFA
- 5000 FCFA devrait largement suffire pour un séjour de 3 semaines
- Recharge de 2500 FCFA sur Momo ou crédit de communication et conversion en Forfait appel en tapant le code *123#
- Recharge de 2500 FCFA sur Momo ou crédit de communication et conversion en forfait internet en tapant le code *220# et choisir « Yamo Internet »
Agence de voyage pour l’Ouest partant de Douala:
- Papa Ngassi Tel. Douala: 6 51 20 83 19, Tel. Bafang: 650 69 25 69 , Tarif normal: 4000 FCFA, VIP: 6000 FCFA
J’étais au Cameroun au mois de Février 2026, plus précisement dans la localité de Baboutcheu Ngaleu, le village natal de mon père. Baboutcheu est situé sur un haut plateau collinaire à environ 7 km de Bafang, ville située dans la région de l’ouest et chef lieu du département du Haut-Nkam.
Le paysage y est pittoresque, l’air est frais et les gens sont accueillants. En plus, c’est là que reposent mes ancêtres !
Pour se rendre à Baboutcheu Ngaleu de Douala, il faut d’abord atteindre Bafang. Bafang est à environ 200 km de Douala et la route n’étant pas bonne, il faut compter environ 5h de route en bus ou voiture personnelle.
En bus, je recommande l’agence de voyage Papa Ngassi. En mode normal, vous devez « bâcher » c’est-à-dire qu’on on vous fait tenir à six sur une banquette de cinq. En VIP, c’est plus confortable et vous pouvez réserver votre place à l’avance. Tel. Douala: 6 51 20 83 19, Tel. Bafang: 650 69 25 69.
Si vous allez en mode VIP avec Papa Ngassi, je recommande de prendre le gros porteur pour ne pas trop ressentir le poids des secousses tous les 20 secondes, surtout entre Douala et Nkongsamba. Il est vivement conseillé de partir très tôt (5h du matin au plus tard) pour éviter les bouchons à la sortie de la ville.
De Douala à Bafang, nous traversons plusieurs localités comme Bomono, Nkapa, Souza, Mbanga, Njombé, Penja, Loum, Manjo, Ebone, Nkongsamba, Melong, Kekem et Bafang.
C’est un voyage dans le temps qui vous offre le décor de maison en planches et en terre battues tout le long du circuit.
À Njombé, nous pouvons admirer les plantations de bananes qui s’étendent à perte de vue.
À Nkongsamba, on peut visualiser le massif du Manengouba qui culmine à 2411 mètres d’altitude.
Si vous voyagez en voiture personnelle ou avec Papa Ngassi en mode normal, vous pouvez faire des stops pour acheter des spécialités locales comme l’huile de palme à Melong.
Une fois à Bafang, il faut prendre des motos ou taxis collectifs pour rejoindre Baboutcheu Ngaleu. Avec la moto, c’est à 3 dessus, le chauffeur et les deux passagers. Le casque n’est pas fourni.
Pour le taxi, on tient à 2 devant en plus du chauffeur et 4 à l’arrière sur une banquette de 3. Le taxi ne démarre que lorsqu’il est plein. Soyez donc patient!
La route qui mène à Baboutcheu est non bitumée. Préparez vous donc à un bain de poussière surtout si vous allez en moto en saison sèche. Je vous conseille de prévoir un masque. Il vous sera utile!
Arrivé à Baboutcheu, vous pouvez apprecier le paysage charmant qui s’offre à vous. La température moyenne environne les 20 – 22 dégrés. La fraîcheur de l’air, le calme du village, le chant des animaux et le bruit de quelques rivières qui émergent ici et là son vraiment reposant pour l’âme. Le sol rouge-brun contraste bien avec les collines herbeuses. Les infrastructures et équipements sont plutôt modestes.

À Baboutcheu, comme dans tout le Haut-Nkam, la langue locale parlée est le Nufi. C’est donc d’un grand intérêt culturel de découvrir quelque mots de cette langue bantou pour pouvoir établir des contacts chaleureux avec les villageois.
L’incontournable à Baboutcheu est la visite des chefferies notamment la chefferie supérieure de 2ème dégré et les deux chefferies de 3ème dégrés de Balouk et Bankoh.

La chefferie est un petit royaume dirigé par un chef à la fois politique et spirituel. Il existe plusieurs degrés de chefferies qui sont classés selon leur importance historique et territoriale.
J’ai séjourné 10 jours à Baboutcheu plus précisement à Balouk où mon père a été enterré. L’accueil extremement chaleureux des habitants et membres de ma famille m’a beaucoup marqué.
Faute de temps, je n’ai pas vraiment pu faire le tour du village, visiter les chefferies et découvrir les danses traditionnelles.
Je reste aussi sur ma faim quant à l’étendue de ces terres non exploitées sur le plan agricole. Il serait intéressant d’interroger des experts pour savoir si une culture pourrait voir le jour sur ces hectares de terres vierges! Ceci contribuerait à revitaliser l’économie locale et faire revenir une bonne partie des ressortissants qui ont vidé ce lieu depuis des décennies à la recherche d’un avenir meilleur.
Auquel cas, il y aurait une coupure définitive entre nous et nos ancêtres qui y ont trouvé leur repos éternel.